#NUITDEBOUTCALAIS #133MARS

En comptant deux compagnons réfugiés, nous sommes sept ce soir.

La conscience est forte encore de l’impasse estivale du rendez-vous quotidien et de la nécessité de renouveler la formule du mouvement afin d’espérer faire revenir d’anciens participants tout en en séduisant de nouveaux, et pour ce faire de réinventer nos moyens de communication en vue d’une rentrée qui ne manquera pas d’être densément politique.

 

Nous parlons un temps Éducation Nationale et rétention d’informations autour du témoignage d’une camarade dont le fils a échoué au baccalauréat : l’établissement où il a suivi sa scolarité leur a d’abord stipulé qu’il ne le reprendrait pas à la rentrée de septembre faute de place disponible, de quoi être hautement révolté ! Après quelques coups de téléphone, notre camarade a obtenu le formulaire de demande d’affectation où son fils a pu exprimer ses choix d’établissement pour pouvoir redoubler dans de bonnes conditions et préparer sereinement, tout au long de l’année à venir, sa nouvelle tentative à l’examen. Ce n’est pas le cas de ceux qui n’ont pas insisté : un ami de son fils, soumis à cette éviction du système scolaire, s’est inscrit à Pôle Emploi et repassera les épreuves en candidat libre en juin prochain.

Ce n’est pas ainsi que fonctionnait l’Éducation Nationale quand j’étais au lycée, il y a vingt ans ; ce n’est pas ainsi que doit fonctionner un service public basé sur l’égalité des chances et l’accompagnement solidaire de chacun sur les voies de l’éducation et de la formation.

Un réel scandale !

 

Nous revenons ensuite aux moyens de réinventer le mouvement et de mobiliser nos concitoyens. Nous prenons conscience que sur les braderies et les marchés de l’été, ainsi que lors d’autres événements ponctuels, il est nécessaire que nous soyons présents, tracts en main, pour discuter avec les passants et les estivants afin d’insister encore sur la conscientisation populaire de l’esclavage libéral que nous subissons sans jamais nous révolter.

Nous nous proposons également d’abandonner le rendez-vous quotidien de la place d’Armes au profit de deux rendez-vous hebdomadaires. En premier lieu, et pour avancer sérieusement sur de nombreuses pistes de reprise en main de la démocratie, nous évoquons la possibilité d’un rendez-vous au local mis à disposition pour les militants humanistes du Calaisis. Je me charge de proposer par mail à nos participants une date et un horaire qui puisse satisfaire le maximum d’entre-nous. Cependant, ne souhaitant pas pour autant abandonner la place d’Armes et cette convivialité qui nous habitent lors de ces soirées, je propose que nous instaurions également un rendez-vous hebdomadaire plus festif, un apéritif citoyen, et ce dès ce jeudi 14 juillet pour célébrer cette fête nationale qui nous appartient plus qu’aux élites qui se pressent à la Garden Party de l’Élysée : ceux que nous célébrons, rappelons-le, ce sont des casseurs partis à l’assaut d’une prison d’État, c’est la prise de la Bastille, le peuple libérant les opprimés politiques. C’était il y a plus de deux cents ans et pourtant, aujourd’hui, rien n’a changé : une cour de politiciens à la solde du capital vit dans un monde de privilèges, déconnectée du peuple qu’elle est supposée représenter, écouter, à qui elle est supposée rendre des comptes. Pour rappeler que nous n’oublions pas, je propose de faire de ce rendez-vous un moment de rencontres festives : musique et bruit dans la bonne humeur !

 

Je termine la soirée, après le départ de mes camarades, avec Partageons la Rue – Calais, un collectif de cyclistes qui se monte ces jours-ci avec l’idée de faire la promotion des moyens de locomotion alternatifs à l’automobile, et si possible propres. Nous y évoquons le plaisir de vivre la ville à vélo et réfléchissons sur les moyens d’action – courriers aux services municipaux, communication citoyenne, pétition – pour réinventer les espaces de circulation urbaine, et notamment voir fleurir de plus nombreuses pistes cyclables dans le centre.

Une initiative que je vous invite à rejoindre : après un mois de déplacement à deux roues, j’appréhende la ville avec plus de plaisir, j’ai l’immense joie de croiser et de saluer mes concitoyens, amis comme inconnus, et je profite pleinement de quelques heures d’air chaque jour malgré le vent frais !

 

Matthieu Marsan-Bacheré

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