#NUITDEBOUTCALAIS #127MARS

Petit comité ce soir, et puisque j’étais absent la veille pour le débat autour du vélo et des transports urbains, je demande un rapide compte-rendu à ceux qui y étaient. B. et L. m’avouent qu’ils n’étaient que trois mais qu’ils ont abordé le sujet assez librement une heure durant avant de voir arriver les participants au rassemblement prévu par M. en vue de développer le cyclisme et ses voies dédiées en centre-ville. Qu’alors chacun a pu parler de sa propre expérience du deux roues à l’huile de genou et des transports collectifs calaisiens. Que la discussion, les témoignages ont été riches. Et qu’à quatorze, vers 21h, tous sont partis pour une grande et agréable ballade à bicyclette dans le centre de Calais. Le rendez-vous est pris tous les lundis de l’été, 20h place d’Armes, pour renouveler l’expérience et inviter de nombreux concitoyens à repenser leur mode de déplacements courts. J’y serai, j’espère, dès la semaine prochaine.

 

Nous finissons à trois.

Pas de grand débat mais des échanges d’informations, quelques pistes de travail évoquées, et une longue discussion autour des conditions d’accueil des réfugiés, aussi bien sur la jungle même que dans le camp Jules Ferry qui reçoit, ces jours-ci, entre trente et cinquante nouveaux occupants chaque jour et doit faire avec un considérable manque de moyens. Nous discutons des conditions de vie dans les containers, de l’encadrement – pas toujours à la hauteur – et des exigences liées à cet accueil. Nous abordons certains dysfonctionnements, réfléchissons aux enjeux qui lient la survie de ce camp de fortune aux manipulations médiatiques et politiciennes. Nous évoquons l’engagement des salariés du camp : sont-ils tous militants ou seule une infime partie d’entre-eux se sentent-ils concernés quand la majorité se contente bêtement d’effectuer son travail sans réflexion ni sentiment ? Qu’apporte ce camp fermé à ceux qui y résident, hormis un toit de fortune ? S’agit-il de simple gestion d’un flux d’individus ou existe-t-il autre chose : un projet social, un projet d’intégration ?

Certains participants de #NuitDeboutCalais y sont régulièrement et leurs témoignages me donnent profondément envie d’en savoir plus, d’aller voir tout cela de mes propres yeux, d’y donner de mon temps et pourquoi pas de tenter d’y travailler, joignant alors la solidarité à l’épanouissement personnel en tentant de contrebalancer les froids automatismes de certains employés pour qui l’humain semble ne pas rentrer en ligne de compte.

 

Matthieu Marsan-Bacheré

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