#NUITDEBOUTCALAIS #124MARS

Nous sommes six ou sept ce samedi soir et je suis heureux, après ma longue absence, de retrouver mes camarades. Après avoir pris des nouvelles personnelles, je m’enquiers de notre ami albanais, régulièrement présent, disparu depuis quelques jours : L. nous apprend qu’après un contrôle d’identité, il a été placé en centre de rétention et que son expulsion du territoire a été prononcée malgré son rendez-vous, ce lundi, pour une intervention médicale à l’hôpital de Calais. Il me semblait que l’accès aux soins était plus important que la ségrégation dans notre pays qui continue de se réclamer des Droits de l’Homme, ce n’est visiblement pas le cas.

Je ne peux ici retenir ma colère contre un gouvernement à la solde du fascisme libéral de Bruxelles, qui traite les humains comme des animaux et entretient racisme et repli sur soi. Je ne me lancerai pas dans une incandescente diatribe ici car ce n’est pas le sujet de suite et qu’il me faudrait des heures, que je n’ai pas en ce dimanche matin, mais plus les jours passent, plus ma haine grandit et plus je rêve de cracher à la gueule de Valls et de Cazeneuve, plus je rêve de crever Junker et de transpercer le gros Hollande de mille coups de couteaux.

Ils ne sont pas les seuls.

 

Le gros sujet du soir, le temps de ma présence, ce seront les interrogations de B. de retour d’un atelier EELV à Boulogne avec la section régionale du parti écologiste. Des interrogations qui rejoignent directement celles de #NuitDeboutCalais :

  • Comment renouveler la démocratie ?
  • Comment mobiliser au-delà du petit nombre de nos militants actifs ?
  • Comment préparer dès à présent la reprise en main citoyennes de nos municipalités pour qu’enfin les mairies ne soient plus les prétextes de lancements carriéristes d’hommes et de femmes aux dents trop longues, sans aucun humanisme, sans aucun souci de leurs administrés ?
  • Comment recréer de la solidarité, de la fraternité et de l’équité dans la société ?

À toutes ces questions, pas de réponses, des pistes seulement.

Il me semble qu’une campagne active dans le cadre des législatives serait un bon moyen de reconquérir l’esprit solidaire et l’intérêt politique de nos concitoyens, de partager nos soucis d’humanité et nos envies de changements radicaux. Il me semble qu’une telle campagne nous obligerait enfin à aller régulièrement à la rencontre de nos concitoyens, ce qui doit devenir le but essentiel de #NuitDebout : dialogue et éducation populaire.

Dans le même esprit, B. nous explique que, tout comme nous ici, EELV se pose la question d’une parution, d’une gazette citoyenne, que par ma faute, en partie, nous avons mis de côté ce mois-ci. Il est clair que nous avons besoin de textes pour communiquer.

 

D’autres questions encore sont posées avant que je ne quitte la place pour éviter de coucher mes enfants trop tard : cette forme de #NuitDeboutCalais perdurera-t-elle longtemps ? Comment passer l’été ? Quel public pouvons-nous espérer toucher lors de cette période hors du quotidien ? Devrions-nous nous orienter vers une forme de café citoyen ?

Encore une fois, malgré le petit nombre de participants locaux, ou peut-être à cause de ce petit nombre, ce sont les questions d’organisation et de moyens qui nous freinent dans l’élan irrésistible qui nous entraîne ici chaque soir.

J’aimerais savoir comment y remédier mais je dois avouer qu’à part des idées et des opinions, j’ai trop peu d’expérience pratique militante pour apporter les réponses nécessaires.

 

Matthieu Marsan-Bacheré

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