#NUITDEBOUTCALAIS #123MARS

Trois semaines d’absence pour des raisons personnelles sur lesquelles je ne m’étendrai que le temps de vous certifier combien la vie est une putain de chienne enragée des griffes de laquelle il est difficile de s’extirper, et qu’on y perd, par moments, la volonté de se battre autant que la capacité de réagir et de s’indigner. Après avoir perdu une partie des raisons qui m’amenaient là, je suis de retour pour une soirée très calme puisque je reste un bon quart d’heure seul avec mes enfants à arpenter la place d’Armes, à tenter quelques photographies du Cracking Art exposé là au milieu de la fontaine à jets d’eau.

 

B. me rejoint alors et nous évoquons d’emblée la fermeture du groupe Facebook, son épuration : le groupe est désormais privé et seuls les participants, réguliers ou occasionnels, au rendez-vous quotidien y sont désormais admis afin que ce soit un moyen de prolonger certains débats sans nous laisser polluer par les interventions intempestives d’observateurs incapables de s’investir autrement que par l’invective, cachés derrière leur clavier. Pour ceux qui malgré tout souhaitent suivre nos avancées, nos réflexions et nos actions, nous avons également ouvert une nouvelle page Facebook, accessible, celle-ci, à tou(te)s, et qui semble trouver un bel écho puisqu’en trois ou quatre jours d’existence, nous dépassons les quarante « j’aime ».

B. ensuite me fait un point rapide sur la soirée de la veille : huit ou neuf citoyens présents, et des pistes de sujets à aborder dans les prochains jours, telles que la place du vélo dans le transport urbain, en lien avec l’initiative de M. pour la création d’un groupe local de défense des droits des cyclistes, dont le premier rendez-vous est fixé ce lundi soir, et les voies de l’éducation, domaine plus large que celui de l’instruction réservé à l’Éducation Nationale. C’est un sujet central s’il en est, et nous en parlerons plusieurs soirées d’affilée en fin de semaine prochaine : de l’investissement des parents aux attentes que nous pouvons avoir de l’école, en passant par les activités périscolaires ou les cantines. Tous ceux qui souhaitent venir s’exprimer et débattre seront les bienvenus tout au long du week-end prochain.

À mon tour, je me fais le relais d’une envie commune à plusieurs membres, à savoir la nécessité de présenter un duo de candidats aux prochaines législatives. Si B. n’a pas réellement envie de s’investir dans une campagne qui risque évidemment de ne pas mener bien loin dans les structures politiques actuelles, il comprend l’envie de proposer un vrai changement des pratiques politiques. Si nous arrivons à trouver l’outil de consultation régulier auprès de nos concitoyens pour, à chaque vote de l’Assemblée Nationale, être certains de pouvoir rapporter la parole locale majoritaire, qu’elle nous convienne ou non, nous pourrons faire campagne sans programme imposé, sans mensonge, avec la certitude de pouvoir commencer de faire de la démocratie un concept moins abstrait, plus proche du peuple et de ses préoccupations réelles. J’ai, de mon côté, fait quelques recherches, et téléchargé le Guide du Candidat et du Mandataire (www.cnccfp.fr/docs/campagne/cnccfp_2013_Guide_candidat_et_mandataire_20131220.pdf), la mise en place d’une candidature et d’une campagne ne sera pas aisée, mais B. est invité à quelques ateliers EELV locaux ce week-end autour de ces sujets justement, et pourra nous faire un premier compte-rendu de ce qui peut nous attendre.

 

Nous sommes alors rejoints par PY et abordons rapidement certaines questions autour de l’éducation que je ne creuserai pas ici puisque ce seront des débats abordés la semaine prochaine. Nous nous contentons en partie d’échanger certaines de nos expériences personnelles, autour de l’exigence qui existait lors de nos propres années d’études ou autour de ce que nous rencontrons aujourd’hui.

PY, travailleur social, expose le cas d’une famille de trois enfants aux parents démissionnaires et à qui la tante essaie, tant bien que mal, d’apporter un suivi scolaire, insuffisant malheureusement pour que ces jeunes personnes sachent rester dans le droit chemin. J’évoque mes rencontres, l’an passé, avec les professeurs d’histoire et de français de mon fils au collège, la confirmation de leur bouche des consignes de non échec qui ne sanctionnent plus l’orthographe comme c’était le cas lors de ma jeunesse, bref un abandon de l’exigence d’excellence au profit d’une fausse valorisation de tous. Il y aura, assurément, beaucoup de choses à dire la semaine prochaine !

En attendant, mes enfants ont faim et fatiguent. Nous nous quittons pour ce soir.

 

Matthieu Marsan-Bacheré

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