#NUITDEBOUTCALAIS #99MARS

Après avoir passé plus d’une heure avec V. pour une interview artistique et politique afin d’alimenter les PortraitsDesCalais, y avoir pris un si grand plaisir en terrasse que je n’ai pas vu le temps filer, je rejoins la place d’Armes vers 19h15 et retrouve là trois camarades au rendez-vous, d’autres nous rejoignent rapidement et nous serons entre six et dix ce mardi soir.

Nous évoquons une nouvelle fois l’idée d’une parution et nous nous mettons d’accord pour ne pas nécessairement l’estampiller #NuitDebout tant que nous saurons affirmer qu’il s’agit d’éditer une gazette citoyenne de communication locale. Je propose alors que nous organisions une première rencontre entre ceux qui désirent s’y investir et nous nous accordons sur ce jeudi, 18h, afin de discuter du format, du contenu et du rythme de parution. D’un nom également : je propose Ouvertures, avec cette idée d’offrir à nos concitoyens des fenêtres sur le monde, d’élargir les horizons, mais L. me rappelle, à juste titre, qu’avec Calais Ouverture Humanité, l’appellation risque la confusion. Il nous faudra donc y réfléchir et trouver ensemble quelque invitation en un mot qui satisfasse tout le monde.

Dans la torpeur lourde de l’essoufflement, l’évidente déception de ne plus nous retrouver qu’en d’intimes comités, et face au manque d’entrain affiché de certains, il est difficile de tenir longtemps le fil de discussions décousues et ressassées.

Malgré tout, je réaffirme encore combien je souhaite voir se mettre en place l’Atelier Cantines Bio et Locales autour de M. et dans le prolongement du travail qu’elle a déjà entrepris. Je partage également mon expérience de la veille avec A. et le porteur de parole, ce fil de réponses visibles, bel outil d’échange.

Nous abordons également la réunion publique autour d’Heroic Land, B. et L. approuvant ma vision de ce cirque médiatique, et revenant avec quelques détails sur le cynisme décomplexé des intervenants, comme lorsqu’à cette demande d’une habitante du Fort Nieulay de voir le quartier doté lui aussi de nouveaux équipements, le premier adjoint municipal, Emmanuel Agius, ose répondre, grand sourire béat, qu’en cette belle salle Nelson Mandela, ils ont déjà quelque chose. Pour autant, l’expérience a du coup eu le mérite de faire finalement admettre à B. qu’il est nécessaire de nous déplacer dans les quartiers, à la rencontre de ceux de nos concitoyens qui ne se déplaceront pas sur la place d’Armes et qui, pourtant, ont de nombreuses interrogations quant à la gestion de la ville. Il va nous falloir travailler ensemble à la rédaction d’un compte-rendu de ces réunions publiques, continuer le boulot déjà commencé de démontage, point par point, de cette vile communication électoraliste, et nous admettons rapidement que nous tenons là évidemment l’un des sujets à traiter dans une future parution citoyenne.

21h passées, M. arrive et nous partons avec elle boire quelques derniers verres avant qu’elle ne nous quitte, ce mercredi, pour le sud du pays. Heureux pour elle mais attristés de la voir partir, nous passons quelques belles heures d’insouciance. J’en profite, un peu plus tard dans la soirée, pour m’isoler un moment avec elle et tenter de la faire parler d’elle et de ses engagements, esquisser ainsi un second portrait en terrasse.

 

Matthieu Marsan-Bacheré

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