49-3 ET CONSEIL MUNICIPAL, LÀ OÙ LA REPRÉSENTATIVITÉ CESSE #NUITDEBOUTCALAIS #71MARS

49-3 dans nos culs !

Encore une belle fable naïve autour du diamètre anal des français ? Harissa et graviers, verre pilé, nous ne pourrons bientôt plus nous asseoir sans souffrir.

À ce rythme, à quand les forages de pétroles intégrés ?

 

Comment résumer la densité de ce 10 mai ? Trente-cinq ans après l’élection de Mitterand. Plus de deux siècles après l’abolition de l’esclavage en France, plus de deux siècles après l’avènement de la démocratie, et nous voilà de retour au régime flashball et 49-3, quand la sortie #NuitDeboutCalais du jour était programmée au Conseil Municipal.

Pour autant je ne suis pas surpris.

Nous nous y attendions tous : Valls confirme le mépris qu’il a toujours eu pour le peuple. La plèbe. La populace « sans-dent » et « sans cerveau ». Le Caudilliño fait claquer les talons des bottes de la milice d’état, s’assied sur la volonté du plus grand nombre et disperse la foule, à Paris comme à Toulouse et à Nantes, à coups de grenades lacrymogènes et de matraques. Deux crânes fendus dans la ville rose : « heureux les esprits fêlés car ils laissent passer la lumière ».

Et dans la foulée, tous ces deputes (oui, j’applique avec plaisir la réforme de l’orthographe de Pierre-Emmanuel Barré afin d’être au clair avec ceux-là qui se croient encore représentatifs de nos voix), tous ces deputes donc, imbus de leur fonction et pris dans la tenaille de l’opprobre populaire et de la radiation socialiste. Bordel, mais radiez-vous ! N’hésitez pas à cracher toute notre salive malade à la gueule de ce gouverne-et-ment. J’ai interpelé, sans réponse, notre depute Yann Capet, via les réseaux sociaux, pour lui demander de venir nous expliquer sa position, lui proposer, après son indignation momentanée exprimée lors de l’annonce du recours au 49-3, de prendre l’initiative d’une motion de censure ou, au moins, de voter celle qui sera assurément déposée. Je n’ai reçu d’autre réponse qu’une affirmation timide qu’il ne pourra certainement pas se libérer ces jours-ci pour nous rencontrer. Quelle surprise !

T’inquiètes Yann, nous allons venir te voir ! Nous avons le temps.

J’ai également été scandalisé par la réponse de sa collègue du département, socialiste elle aussi, Brigitte Bourguignon. Indignés par l’annonce faite par Valls, notre depute l’a donc fait savoir sur Facebook : « Cela fait bientôt 4 ans que je siège à l’Assemblée Nationale, je ne pourrai jamais me résoudre au spectacle auquel se livrent certains. Comment s’étonner des effets dévastateurs sur l’opinion lorsque la vie politique montre son plus mauvais visage. »

Comment ne pas répondre ? « Si ce gouvernement vous sidère, je vous invite à déposer une motion de censure et à demander sa destitution. Merci pour nous, citoyens sans voix, que vous êtes censé représenter ». Puisque ce premier ministre montre le plus mauvais visage de la politique, il est certainement temps d’en changer. Malheureusement nos deputes s’indignent pour la forme mais dans le fond, ce qui les intéresse c’est bien de garder leur chaud siège. Ainsi Brigitte Bourguignon prouve à la fois son incompétence et sa soumission au discours de division orchestré par le parti depuis plus de trente ans : « Si vous voulez de la droite ou de l’extrême droite c’est ce qu’il faut faire et je vous invite à lire leurs programmes des primaires ». Belle menace, joli chantage, belle preuve d’irresponsabilité et de déconnexion profonde des aspirations populaires. Une saillie défensive sans optique, sans aucune vision évidemment, qui prouve combien la depute est éloignée de sa base et ne comprend, plus largement, rien aux clivages tangibles du peuple. De l’ignorance maintenue du peuple que les politichiens, socialistes ou soi-disant républicains, utilisent dangereusement depuis plus de trente ans jusqu’à aujourd’hui. Le mensonge des responsabilités quand c’est bien leur incompétence, leur avidité et leur ignorance crasse qui nous ont menés à la situation actuelle.

Que leur dire ? Que lui répondre ? Comment éduque-t-on une femme installée confortablement dans la confiance déconnectée de son mandat ? Comment fait-on remonter l’opinion, la parole du peuple dans ce cercle de soi-disant démocratie où nos deputes sont incapables de le faire quand c’est leur rôle, quand c’est le sens même de cette représentativité ?

 

Comment s’étonner cependant ?

Dans le même esprit ce mardi soir, nous étions sept citoyens de #NuitDeboutCalais à assister au Conseil Municipal, observateurs de la vie politique locale, du débat public. Ou de son absence. La vie politique semblant se résumer à de la gestion, le débat à des soulèvements de détails autant qu’à de la démagogie en direction d’une bien maigre audience (vingt-deux personnes quand la population locale dépasse les soixante-quinze mille âmes). Autant dire qu’on touche là le point de désintéressement ultime du citoyen.

À base de « gna gna gna toi-même » ou de « toi d’abord ».

Magnifique spectacle s’il en est.

Un compte-rendu viendra, sachez que ce fut long et assommant. Que ce fut pourtant intéressant, même si j’en suis sorti la tête comme un seau, gavé. Avec l’envie de préparer une intervention réfléchie pour soulever notamment ce point de la parole tue des citoyens. Nous ne pouvons nous exprimer lors d’un conseil municipal, c’est la loi. Les lois ne sont pas gravées dans le marbre et quand bien même, il suffit d’un coup de butoir : il nous appartient de les modifier si le besoin s’en fait ressentir. Le principe de la démocratie devrait être le dialogue, je n’en ai guère vu ce soir. Monologue gestionnaire de la majorité, questions de détails ou questions techniques de l’opposition qui ne peut qu’exprimer ses désaccords sans recours possible dans l’enchaînement des adoptions de propositions. Triste spectacle d’un rouleau bien huilé de dictature tranquille et sereine, sans violence, mais s’accaparant sans discussion toutes ces décisions axées sur des constructions et des services aux commerçants de la ville. Avec de bien trop rares mots, presqu’aucune pensée, pour les modestes habitants et les nombreux travailleurs, pour les citoyens lambdas. Nous ne sommes rien pour eux. Nous n’existons pas.

Pourtant nous sommes des millions quand ils ne sont pas même un millier.

Bordel, il y a des luttes à mener partout contre le vol constant et incessant du pouvoir.

Les jours qui viennent seront chauds. Je souhaite que les rues s’embrasent de la passion démocratique d’un peuple qui s’éveille et se lève contre les manipulations impunies auxquelles se livrent une classe politique dépassée qui ne mérite que le bûcher, aux ordres du capital.

Un autre monde est possible. Maintenant !

 

Matthieu Marsan-Bacheré

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