#NUITDEBOUTCALAIS #47MARS

Il pleut.

Nous sommes quatre ou cinq, présents à 19h. Amicalement, heureux de se retrouver, nous échangeons de manière informelle en attendant plus de participants pour commencer. Impatient, je relaie déjà les encouragements d’associations et de la jeunesse grecque à l’adresse de la jeunesse française dans la création de ce mouvement démocratique.

Quittant notre abri sous le préau quand la pluie cesse, nous retrouvons le centre de la place d’Armes et nos rangs grossissent avec la visite d’une madrilène, venue observer la naissance de #NuitDebout et témoigner des expériences de démocratie réelle ou de démocratie directe en Espagne, qui coïncide avec l’arrivée musicale d’un de nos camarades. Nombre de participants habituels ne sont pas là car ils assistent à l’inauguration de l’exposition « Le Droit de Vivre », photographies d’Isabelle Serro autour de l’exode de migrants.

(https://www.facebook.com/Le-droit-de-vivre-712349712241535/?fref=ts)

Nous sommes dix ou douze quand nous commençons enfin vers 20h.

 

Après un rapide compte-rendu de la session tracts sur le marché du matin et la confirmation de la disponibilité de Merci Patron pour le samedi 23 avril, nous évoquons l’organisation de la soirée en perspective. Il nous faut un ou une volontaire pour présenter le film avant projection, ainsi que deux ou trois capables d’animer le débat après. J., qui m’avait accueilli lors de ma première venue à #NuitDebout, se dévoue pour préparer une intervention introductive. Il nous faut créer l’événement sur Facebook, écrire et tirer un tract à distribuer toute la semaine, bref, il nous faut rapidement communiquer sur la soirée.

Nous passons alors à l’organisation de la manifestation du jeudi 28 avril. De la même manière, il nous faudra un ou deux volontaires pour inviter les participants au cortège à ne pas se disperser en fin de manifestation mais à nous rejoindre pour une #NuitDebout dans la foulée. Il nous faut également écrire un ou plusieurs tracts, différents publics, différents thèmes, ne pas oublier le message à l’adresse des lycéens, pour informer les calaisiens de ces rendez-vous de la rue. Pour ce que nous organiserons, je propose que quelques-uns d’entre nous soient capables d’animer un cercle de discussion cet après-midi-là, de proposer quelques thèmes de discussion pour l’occasion. Nous pouvons envisager la présence d’artisans ou de producteurs locaux venus parler de pratiques alternatives, des lectures, un atelier pour les enfants afin d’inciter les gens à venir en famille. Rien ne se décide définitivement mais les pistes sont là.

 

J’embraye sur quelques réflexions que j’ai notées quant à un fonctionnement à mettre en place afin de pérenniser la #NuitDeboutCalais. Scribes, porte-paroles, référents de commission ou d’atelier, référents #NuitDeboutCalais. Je propose que dans l’immédiat, nous fonctionnions sur le volontariat pour proposer des thèmes de discussion et les animer. Justement, P. demande qui, parmi l’assemblée présente, saurait expliquer la loi El Khomri. Face à notre ignorance, nous décidons d’inscrire ce thème à l’ordre du jour de l’assemblée de lundi soir, à nous de faire le travail nécessaire de recherche pour pouvoir l’expliquer, la décortiquer, et ainsi mieux affirmer ce que nous désirons.

Nous évoquons rapidement les questions de logistique. L’idée de créer un réseau de nos compétences, citoyen, d’échanger, d’éventuellement commencer de penser à un système de troc applicable à grande échelle sur la ville. J’évoque le besoin de conservation des documents que bientôt nous commencerons de créer autant que de ceux qui nous serviront de base de travail.

Tout le monde a froid.

Nous sautillons sur place, dansons d’un pied sur l’autre pour nous réchauffer.

 

M., notre amie espagnole, nous parle des comités citoyens dans les quartiers ibériques, des cafés anarchistes qui permettent de se retrouver à l’abri de la pluie et du vent pour échanger, débattre, proposer, avancer vers une citoyenneté responsable, une démocratie réelle. Son témoignage est intéressant, insiste sur la solidarité internationale nécessaire à combattre le monstre universel du capitalisme sauvage.

JM propose que nous créions un comité d’audit comptable pour éplucher les bilans des grandes compagnies du territoire, être capables d’expliquer à leurs salariés la part de réinvestissement et la part de rémunération des actionnaires. Les syndicats le font depuis longtemps, lui répond P., les ouvriers y ont accès mais ne les consultent pas. Pour autant, je pense que c’est une piste à suivre, un possible groupe de travail à mettre en place.

Nous sommes rejoints par quelques lycéens. Trop tard, nous terminons. JB nous offre un excellent verre de jus de pommes et poires de production locale. Nous traînons encore un moment tandis que certains s’éclipsent et nous saluent. Puis ceux qui restent filent à l’Absinthe pour partager un verre au concert de The Lamourettes.

(https://www.facebook.com/TheLamourettes/?fref=ts)

 

Une bonne bière, un gros moment de rock, pour un excellent samedi soir à continuer de se découvrir les uns les autres, continuer de tisser nos liens. Nous parlons de nous plus que de politique même si j’ai du mal à ne pas lâcher, à continuer de laisser la boîte à idée s’agiter.

Debout. Conscient. Éveillé.

 

Matthieu Marsan-Bacheré

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